L’EVACUATION

Plusieurs événements peuvent conduire à l’évacuation du personnel d’un établissement. L’incendie mais aussi les déversements, fuites, les dégagements de produits toxiques, les menaces terroriste, les pannes d’électricité ou encore les événements climatiques peuvent également en être à l’origine.
Il est primordial que les salariés puissent réagir vite et bien face à ces différentes situations.

Rappel du cadre réglementaire
Pour la majorité des établissements, l’évacuation est régie par le Code du travail. Les exceptions concernent les immeubles de grande hauteur (IGH) et les établissements recevant du public (ERP) lesquels sont soumis au Code de construction et de l’habitation (CCH) et aux règlements spécifiques les concernant. Les deux grands principes applicables à la protection des personnes sont l’évacuation hors du bâtiment ou la mise en sécurité dans des zones à l’intérieur du bâtiment.

Les conditions de réussite

1 – Les moyens matériels

Les dégagements
Les établissements doivent être pourvus de dégagements (portes, couloirs, circulations, escaliers, rampes) en bon état de fonctionnement de manière à permettre une évacuation rapide.

L’alarme sonore et les consignes de sécurité
Ces moyens sont obligatoires pour les établissements pouvant accueillir plus de 50 personnes, et sans condition sur l’effectif dans ceux où sont manipulées des matières inflammables. L’alarme sonore doit être installée de façon à être audible en tout point du bâtiment pendant le temps nécessaire à l’évacuation avec une autonomie minimale de cinq minutes. Les consignes de sécurité indiquant la conduite à tenir et les informations nécessaires (localisation des moyens de secours, d’alarme, d’alerte…) doivent être affichées de manière apparente dans les dégagements, dans chaque local pouvant accueillir plus de cinq personnes et, sans condition sur l’effectif, dans ceux où sont manipulées des matières inflammables.

La signalisation et l’éclairage de sécurité
Ces moyens obligatoires (articles R.4227-13 et 14 du Code du travail) permettent d’atteindre les endroits sûrs ou les sorties du bâtiment en cas de défaillance de l’éclairage électrique normal, ils doivent être maintenu en bon état de fonctionnement.

2 – L’organisation humaine
Les articles R.4227-38 et 39 du Code du travail définissent les prescriptions concernant la consigne de sécurité. Celle-ci doit indiquer « (…) les personnes chargées de diriger l’évacuation des travailleurs (…) » et « (…) les personnes chargées d’aviser les sapeurs-pompiers dès le début d’un incendie ». Elle doit prévoir « des essais et visites périodiques du matériel et des exercices au cours desquels les travailleurs apprennent à reconnaître les caractéristiques du signal sonore d’alarme générale, à localiser et à utiliser les espaces d’attente sécurisés ou les espaces équivalents, à se servir des moyens de premier secours et à exécuter les diverses manœuvres nécessaires. Ces exercices et essais périodiques ont lieu au moins tous les six mois. Leur date et les observations auxquelles ils peuvent avoir donné lieu sont consignées sur un registre tenu à la disposition de l’inspection du travail. »

La réglementation n’impose rien sur la manière d’organiser précisément les évacuations. Toutefois, il est communément admis qu’une telle organisation doit s’appuyer sur les acteurs suivants :
• un responsable d’évacuation qui coordonne l’ensemble des opérations. Il centralise au point de rassemblement les informations remontées par les chargés d’évacuation (guides et serre-files). Il est le seul interlocuteur des sapeurs-pompiers ;
• des guide-files qui dans les zones définies sont chargés d’orienter et guider les personnes vers le point de rassemblement en empruntant les dégagements accessibles ;
• les serre-files chargés de « ratisser » la zone qui leur a été confiée, afin de confirmer l’alarme sonore auprès des occupants et de vérifier que tout le monde a bien évacué.

Ces acteurs seront dotés d’un minimum de moyens pour accomplir leur tâches tels que par exemple : un gilet réfléchissant et un mégaphone pour le responsable d’évacuation, des brassards réfléchissants pour les chargés d’évacuation, des plans des zones d’évacuation pour que les serre-files y notent les informations (locaux ratissés, personnes ne voulant pas évacuer…).
(Source CNPP)

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